Etienne Dureau, portrait d'un inconditionnel des réseaux

Arrivé il y a  juste 37 ans à Valence, Etienne Dureau, ancien président d’IPM France (société Leader de la borne interactive) durant sept ans, prône la mise en réseaux versus « nouvelle génération ». Interview express pour décoder les concepts de Digital League et  de French Tech, tous deux porteurs d’avenir.  IPM fait d’ailleurs partie des 107 entreprises françaises à avoir reçu le Pass French Tech. Un « Pass » accordé aux entreprises à très forte progression.

Vous êtes Vice-Président du cluster « Digital League » ? Un Cluster, Digital League de surcroit, à quoi ça sert ?

Les clusters sont des réseaux constitués de petites ou moyennes entreprises locales. Dans une économie mondialisée, ils permettent de conquérir des marchés qui n’auraient pas été accessibles seuls. Le cluster est idéal pour faire du business et réaliser des projets à plusieurs, en associant des compétences. Quant à la notion de « Digital League » elle rappelle que l’informatique est au cœur de toute innovation. Ce cluster est donc spécialisé sur l’innovation informatique et numérique : Intelligence artificielle, Internet des objets, Big Data, e-commerce, développement de logiciels… 

Une entreprise qui développe un projet innovant peut-elle vous solliciter ?

Bien sûr. Via le cluster elle  aura 99 chances sur 100 de trouver une solution numérique avec un partenaire local car le cluster « Digital League » rayonne sur tout Auvergne Rhône-Alpes. Notre job, c’est justement de privilégier ces ressources locales donc proches de leurs clients.

Plus de cinq cents  entreprises sont membres du Cluster ?

Le réseau compte en effet 575 entreprises dans tous les domaines du numérique : ERP, CRM, sites internet, sécurité, réseaux sociaux, ingénierie … Ainsi que des établissements de recherche privés et universitaires, des belles écoles comme l’ESISAR. Une formidable ressource qui fait la force de ce cluster.

Vous êtes également co-président de la French Tech « In the Alps » ?

Il s’agit d’un tout autre réseau lié à l’écosystème des  start-ups qui rassemble Valence Romans, Grenoble, Chambéry et Annecy. C’est un réseau passionnant car l’agilité et l’inventivité des start-ups est un véritable stimuli pour toute PME ou grande  entreprise.                                                            

Miser sur les start up c’est important ?

A leur manière, les start-ups sont des précurseurs. Elles inventent de nouvelles activités, de nouvelles filières  avec de nouveaux business models. Cet écosystème foisonnant progresse très vite dans tous les domaines :  environnement, Transport, , sport, éducation, tourisme, santé…. A nous de nourrir cet écosystème pour les aider. C’est créateur d’innovation, d’emplois et surtout, c’est local.

Les aider comment ?

Pour faire émerger les innovations et pérenniser les activités, les start-ups ont besoin de financement des banques, et surtout de soutiens d’autres entreprises PME ou des groupes.

Pour une grande entreprise, investir dans une  start-up c’est tendance ?

Tout à fait ! Les grandes sociétés se dotent d’incubateurs ou d’accélérateurs de start-ups et bon nombre d’entre elles font le choix d’accompagner une ou plusieurs start-ups. C’est le cas par exemple de Skipper Logistique qui héberge dans ses locaux une toute jeune entreprise. Chez IPM, nous accompagnons Casebook, une start-up qui fabrique des consignes pour casques de motards.

Votre engagement dans « Digital League », et  « French Tech in the Alps » quel sens a-t-il ?

Lorsque l’on dirige une PME on se sent souvent très seul, dans le brouillard parfois, avec des voyants rouges partout. Quand je suis arrivé il y a 37 ans, certains réseaux locaux m’ont beaucoup apporté. D’où ma volonté de développer de nouveaux réseaux en faveur de l’innovation créatrice d’emplois, le numérique indispensable à toute activité et les relations humaines, véritables richesses de notre territoire.

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